Le grand pardon....

Publié le par Drinkel

Avec cette avalanche de disparitions et de mauvaises nouvelles les cinéastes marocains et les gens du cinéma dans notre pays  devraient méditer leur destin éphémère et nourrir de meilleurs sentiments les uns à l’égard des autres. Au regard du grill qui nous attend tous il ne sert rien d’en rajouter et gaspiller l’énergie et le temps dans des conflits inutiles. L’un des obstacles qui empêchent le cinéma de se développer dans notre pays tient aux rivalités entre personnes et aux  rancœurs accumulées durant plusieurs années. Beaucoup de cinéastes pensent à tort ou à raison qu’ils sont victimes d’une politique discriminatoire qui privilégie l’obédience aux personnes et l’appartenance clanique à la méritocratie, et crient aux scandales lors de l’attribution de l’aide du fonds de soutien dont ils sont privés. Certains pensent qu’ils sont victimes de règlements de comptes et qu’ils paient pour leurs sympathies antérieures à l’avènement de la « nouvelle » direction. De leur côté les responsables du CCM tiennent à imposer leur politique et leurs choix et dirigent l’institution d’une main de fer sans se soucier des voix discordantes. Ils considèrent que leur bilan parle pour eux et rejettent toute critique fut-elle fondée. Les professionnels de la distribution et de l’exploitation pensent que les responsables du CCM n’ont rien fait pour sauver un secteur moribond. Les critiques se plaignent d’être marginalisés après de bons et loyaux services et se sentent trahis par ceux-là même qu’ils ont porté aux nues et qui tiennent aujourd’hui les rênes du pouvoir cinématographique….

Tout cela crée une atmosphère malsaine et empêche les créateurs et les autres gens du métier (acteurs, techniciens, décorateurs…et aussi critiques et journalistes du cinéma) de se consacrer à l’essentiel, c’est-à-dire la création…

 

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